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Veolia toujours impliquée dans les violations israéliennes du droit international

jeudi 24 novembre 2011 - 10h:57

Omar Barghouti - Who Profits

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Who Profits : Veolia possède et exploite la décharge de déchets de Tovlan, dans les Territoires palestiniens occupés, pour les déchets israéliens.

Message de : Omar Barghouti : omar.barghouti@gmail.com
21 novembre 2011

Veolia n’est pas seulement impliquée dans le projet de tramway israélien illégal pour relier des colonies israéliennes à Jérusalem, la société possède et exploite aussi (par le biais de ses filiales), et comme confirmé ci-dessous, l’infâme décharge de Tovlan (en Cisjordanie, sur le Jourdain, à une vingtaine de km au nord de Jéricho), qui traite les déchets israéliens sur la terre palestinienne occupée en violation directe du droit international.

Bien qu’elle ait perdu des milliards de dollars de contrats dans le monde entier (en particulier au Royaume-Uni, en Suède et en Irlande) et qu’elle ait dû fermer des magasins dans de nombreux pays, grâce à la campagne BDS et à d’autres facteurs, Veolia n’a toujours pas mis fin à sa complicité dans les violations graves par Israël du droit international. Elle pourrait avoir à supporter la perte de nouveaux contrats lucratifs notamment aux États-Unis, la mettant encore plus sur le gril. Alors, ses actionnaires auront à réfléchir.

Omar

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Manifestation pour le boycott - Bilbao

L’implication de Veolia dans la vallée du Jourdain occupée - mise à jour.

  • Confirmation de l’Administration civile : des déchets de l’intérieur d’Israël sont transférés sur le site de Veolia dans la vallée du Jourdain ;
  • YARV Sherutei Noy 1985 est une filiale de Veolia qui a remporté un appel d’offre pour le service de collectes de déchets des bases FDI (FOI - forces d’occupation israéliennes) dans la vallée du Jourdain.

Le 10 octobre 2011, l’Administration civile israélienne a répondu à une demande datant d’un mois de Who Profits en application de la loi sur la Liberté de l’information. La demande concerne le site de la décharge de déchets de Tovlan - un site de traitement des déchets exploité par Veolia dans la vallée du Jourdain occupée. Des recherches antérieures menées par le collectif LiveSource avaient indiqué que les déchets transférés sur la décharge provenaient de l’intérieur d’Israël. La réponse de l’Administration civile le confirme officiellement et explique que c’est Veolia qui est responsable du transfert des déchets israéliens sur le site de la société dans les Territoires palestiniens occupés.

En outre, la réponse de l’Administration civile comprend une liste des sociétés autorisées à transporter des déchets vers la décharge de Tovlan, et notamment deux filiales de Veolia Environmental Services Israel : TMM-Integrated Recycling Services, et YARV Sherutei Noy 1985. A la mi-août de cette année, cette dernière a remporté un appel d’offre lancé par le ministère de la Défense israélien pour des services de collectes de déchets des bases des FDI dans la vallée du Jourdain.

Veolia est une multinationale à base française opérant dans les domaines de l’eau, de la gestion des déchets, de l’énergie et des services de transports. Grâce à ses filiales, Veolia est impliquée dans l’opération du tramway à Jérusalem - un projet destiné à relier la ville de Jérusalem aux colonies illégales tout autour. En plus, la société exploite les services d’autobus vers les colonies israéliennes en Cisjordanie, desservant la route 443, appelée la « route de l’apartheid » car les Palestiniens ont l’interdiction d’y circuler sur presque tous ses tronçons.

Par le biais de sa filiale Veolia Environmental Israel (qui a acheté TMM Integrated Recycling Services), la société possède et exploite la décharge de Tovlan dans la vallée du Jourdain occupée. Les déchets transférés à la décharge proviennent des usines de recyclage de l’intérieur d’Israël et des colonies de Cisjordanie. La société se sert de terres et de ressources naturelles palestiniennes saisies pour les besoins des civils israéliens des deux côtés de la Ligne verte. En vertu du droit international, Israël n’a aucun droit d’utiliser la terre d’un territoire occupé au profit unique de sa propre population civile et, par conséquent, la société peut être considérée comme complice des violations alléguées d’Israël du droit international.


La réponse de l’Administration civile comprend les informations suivantes :

1 - Huit entreprises israéliennes ont l’autorisation de transfert de déchets sur la décharge de Tovlan : Eden Brief Recycling Services ; Rami Shitawi-Poultry Maintenance ; YARV-Sherutei Noy 1985 ; Raminir ; Mifat 1965 ; SH Market-Trade et Recycle ; Sharonim Recycling ; et TMM-Integrated Recycling Services.

2 - Les déchets transférés sur le site de Tovlan sont amenés depuis les usines de recyclage dans les secteurs de HaSharon, Sgula, Haïfa et Afula, et du site de Hiriya (au sud-est de Tel Aviv). Tous ces sites sont situés à l’intérieur d’Israël.

3 - Les déchets transférés sur la décharge consistent en déchets solides municipaux, déchets de construction, déchets médicaux stérilisés et déchets électroniques. L’Administration civile indique qu’il n’est pas permis de faire venir des déchets dangereux sur le site.

4 - La quantité moyenne de déchets provenant de l’intérieur d’Israël et autorisés à y être enterrés est de 19 000 tonnes par mois.

5 - Pour l’instant, il n’existe aucun plan d’expansion du site.

Message diffusé par Omar Barghouti le 21 novembre 2011 - traduction : Info-Palestine


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