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La guerre israélienne contre l’eau palestinienne
samedi 22 septembre 2007 - CPI




En effet, l’occupation israélienne mène une guerre sans répit contre tous les aspects de la vie du peuple palestinien dont l’eau et ses sources. Des rapports dévoilent de plus en plus les pratiques inhumaines pratiquées contre le peuple palestinien sans arme sur tous les niveaux, dont social et économique. La "guerre de la soif" en fait partie et confirme l’existence de cette guerre contre les sources naturelles palestiniennes...

Une guerre sans merci

Cette guerre fait partie de tous ces moyens menés par l’occupation israélienne pour rendre invivable le quotidien des Palestiniens. Elle fait de l’eau une question stratégique qui la pousse à mettre la main sur toutes les sources de la région.

A remarquer que les Israéliens ont déjà saisi 95% des sources d’eau palestiniennes, aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza. Une étape préalable pour priver les Palestiniens de leur eau.

Ainsi, les Palestiniens souffrent d’une grande carence en eau, d’une soif quotidienne. En fait, après la mainmise de l’occupation israélienne sur les sources d’eau, cent cinquante villages de la Cisjordanie endurent ce manque. En cette année 2007, ils ne sont reliés à aucun réseau. L’écrivain et journaliste israélien Jadoun Lévis, envoyé du journal Haartis, confirme cette réalité en accusant son gouvernement, le gouvernement israélien, d’empêcher l’arrivée de l’eau à ces villages.

Dans un rapport de presse, Lévis écrit : "Au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) délimite le besoin quotidien individuel en eau à 100 litres, un israélien consomme, en moyenne, 348 litres. Cependant, le gouvernement israélien délimite 70 litres au maximum à tout Palestinien" !

Aucun accord respecté

Quand bien même les accords concernant l’eau signés avec l’autorité palestinienne sont désavantageux pour les Palestiniens, le gouvernement de l’occupation israélienne ne les respecte pas, constate le même journaliste israélien.

Le village d’Aqraba et les onze villages qui l’entourent sont les témoins vivant de cette catastrophe. Ils souffrent d’une soif causée de façon préméditée. Aucun réseau d’eau ne se trouve dans leur région. Les habitants dont les fermiers sont obligés d’acheter l’eau emportée en citerne, en payant un prix exorbitant pour cela, qui pourra atteindre les cinquante dollars.

Catastrophe économique

Le fermier Abou Hossein Al-’Aqrabawi confirme que la réserve d’eau pluviale est déjà finie depuis assez longtemps et que les puits sont vides. C’est une affaire très difficile à supporter. Il attire notre attention sur la soif des animaux dont le produit en lait sera maigre. De la même façon, le nombre de ces bêtes ne se développe plus ; c’est une vraie catastrophe économique non seulement pour cette région mais également pour toute la Cisjordanie, a-t-il averti.

Dans le village de Brouqine du département de Silfit, les habitants se trouvent obligés d’acheter l’eau des colonies qui ne font que soustraire les eaux souterraines de la Cisjordanie. Chaque année, les villages Brouquine et Kfar Al-Dik souffrent d’une dure sécheresse. Et la consommation quotidienne individuelle n’y dépasse les 18 litres, ce qui est inférieur à la moyenne palestinienne, et vingt fois moins que la consommation israélienne de ces colonies installées dans le département de Silfit.

Quel déséquilibre !

Les données du terrain lèvent le voile sur l’immense lacune qui sépare la consommation palestinienne et celle des Israéliens. A l’intérieur de l’Entité sioniste, un Israélien consomme en moyenne 274 litres, contre 65 litres pour un Palestinien. En plus de ce grave manque en eau, celle consommée par les Palestiniens comporte un niveau dangereux de clore et d’autres éléments. Tout cela montre comment les Israéliens prennent la part du lion dans le bassin du Jourdain et le bassin souterrain, des sources pourtant communes entre Palestiniens et Israéliens.

Dans le même contexte, les entreprises, qui monopolisent les sources palestiniennes d’eau, pratiquent une politique discriminatoire probante contre les Palestiniens, les vrais propriétaires. En saison estivale, elles resserrent l’étau sur les Palestiniens en leur fournissant moins d’eau au moment où le besoin en eau est grand, pour en fournir davantage aux colons qui arrosent leurs espaces verts. L’eau s’envole partout, pendant qu’en face, des Palestiniens en cherchent avec une difficulté ascendante.

Enfin, afin d’aller plus loin dans son injuste politique concernant l’eau, l’Entité sioniste avait refusé de donner son assentiment à un traité de l’Assemblée Générale des Nations unies qui organise l’autorité sur l’eau et sur son utilisation de façon équitable. Heureusement, le traité a été approuvé, sans la voix d’"Israël".


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Les Israéliens ont saisi 95% des sources d’eau palestiniennes,
aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza.

Salfit, le 20 septembre - Centre palestinien d’information}