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Le Livre de Handala, 2e édition, aux éditions Scribest
mercredi 29 juillet 2015 -

Portrait d’un rebelle

UNE ENFANCE marquée par la Nakba, « la grande Catastrophe » pour les Palestiniens.

Nous sommes en 1936, au village de Al-Shajara situé en Galilée, entre les villes de Nazareth et Tibériade, terre mythique de Palestine. C’est ici que naît Naji al-Ali en cette année marquée par une longue grève générale sur l’ensemble du territoire, accompagnée de manifestations de rues et de conflits armés : déclenchée à l’automne 1935, la grande révolte populaire arabe était essentiellement dirigée contre l’immigration juive massive des dernières années, orchestrée à distance par les dirigeants et institutions sionistes, et sur place, avec le soutien de la force mandataire britannique.

La cession de terres aux organisations sionistes avait privé entre-temps des milliers de petits paysans palestiniens, qui exploitaient jusqu’alors ces mêmes terres, de leurs moyens de subsistance ...

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- ISBN 979-10-92758-04-7
- PVP 19,50 euros
- 167 dessins de NAJI AL-ALI avec de nouveaux inédits & fac-similés
- Préface de SINÉ
- Impression offset
- Livre broché avec rabats
- Format 20 x 20 cm 192 pages
- Dépôt légal : juin 2015

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PRÉFACE PAR SINÉ

IL n’y a pas eu de pancartes « JE SUIS HANDALA » arborées par des millions d’individus les jours qui suivirent l’assassinat de Naji al-Ali à Londres le 22 juillet 1987. On peut le regretter car il l’aurait mérité plus que tout autre, mais aussi s’en réjouir vu l’ambiguïté de cette démonstration de masse où se trouvaient d’odieux personnages dans le genre de Benyamin Netanyahou, mêlés impunément à la foule, dévoilant ainsi toute leur duplicité et qui jetaient, de ce fait, le discrédit sur tous les autres participants.

Nul doute que Naji al-Ali aurait mal supporté, lui aussi, cette exhibition indécente et l’aurait dénoncée haut et fort. Il était intransigeant dans ses sentiments et il portait la Palestine en lui telle une meurtrissure indélébile. Il ne se contentait pas de dénoncer les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité des sionistes israéliens mais il dénonçait aussi les turpitudes quand il y en avait dans son propre camp, ce qui demandait presque encore plus de courage.

Du courage, quand on feuillette ses dessins, on s’aperçoit qu’il en avait à
revendre ! C’est un concentré de lucidité et de clairvoyance. Peu d’injustices lui échappaient, il les dénonçait sans crainte et sans relâche avec une pugnacité hors du commun.

C’était un dessinateur de combat. Il incarnait parfaitement le peuple palestinien, indomptable et déterminé. Vingt-huit ans après son lâche assassinat, la Palestine continue de souffrir sous le regard quasiment résigné du monde entier. C’est, à mon avis, le plus grand scandale du siècle !

Par chance, Handala reste et témoigne.

Merci Naji al-Ali !

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Juillet 2015