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La Palestine n’oublie pas ses prisonniers

lundi 18 avril 2016 - 07h:15

Dalia Hatuqa

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Ils ont été des milliers à manifester à travers la Cisjordanie et dans la bande de Gaza, prouvant ainsi que les 7000 Palestiniens incarcérés par Israël ne sont pas oubliés.

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16 avril 2013 - Des femmes palestiniennes portent des portraits de leurs proches dans les prisons israéliennes, lors d’un rassemblement dans le village d’Air près de la ville d’Hébron en Cisjordanie, à la veille de la Journée des prisonniers palestiniens - Photo : APA/Mamoun Wazwaz

Des milliers de Palestiniens sont descendus dans les rues à travers la Cisjordanie et la bande de Gaza dimanche pour marquer le Jour des Prisonniers et rappeler le sort de leurs 7000 compatriotes qui sont incarcérés par Israël.

Le Jour des Prisonniers est commémoré chaque année depuis 1974, lorsque le premier détenu palestinien - Mahmoud Hijazi - a été libéré dans un accord d’échange avec la puissance occupante, Israël.

Dans le centre de la ville de Ramallah en Cisjordanie, les familles se sont réunies portant des drapeaux palestiniens et tenant des photos et posters de leurs proches incarcérés : Faheem al-Khateeb, qui est en prison depuis 2015, Adeeb Mafarjeh, actuellement en grève de la faim, et Marwan al-Barghouti, leader du Fatah et parlementaire, que certains appellent le « Mandela palestinien ».

« Il y a 750 détenus administratifs, trois d’entre eux sont des femmes et il y a 700 prisonniers malades », a déclaré Issa Qaraqe, responsable de la Commission pour les prisonniers à l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). Les détenus administratifs peuvent être incarcérés sans procès ni accusation pour des périodes de temps prolongées et indéfiniment renouvelables.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour les libérer, en nous tournant vers les organismes internationaux, comme la Cour pénale internationale, et en continuant à mettre leur sort en évidence avec des événements comme ceux-ci », a ajouté Qaraqe.

Une mère éplorée, qui portait une photo de son fils, raconte qu’elle n’est plus autorisée à lui rendre visite en prison.

« Mes droits de visite ont été supprimés, parce que les autorités israéliennes ont prétendu que je portais un couteau », a déclaré la mère de Eyad Fawaghreh, lequel est en grève de la faim depuis plus d’un mois pour protester contre le refus des visites familiales.

Fawakeh, qui a écoulé 11 années sur une peine de 27, refuse des analgésiques et des vitamines jusqu’à ce que ses droits de visite sont restaurés, dit Yousef al-Nasassra, un avocat qui le représente.

Il y a 30 prisonniers qui ont été incarcérés depuis la période qui précède les accords d’Oslo en 1993 entre l’OLP et Israël, selon le Club des Prisonniers Palestiniens. Parmi les prisonniers, six sont membres du parlement et 18 sont journalistes, rappelle le groupe.

A Jénine, les lycées ce dimanche ont consacré une classe à l’information sur la population carcérale, où l’on dénombre 75 étudiants et 30 enseignants, selon le ministère de l’Éducation de l’Autorité de Ramallah.

Les radios locales ont diffusé des récits sur les Palestiniens emprisonnés, les églises ont fait sonner leurs cloches et les mosquées ont utilisé leurs haut-parleurs pour faire entendre les prières pour les prisonniers tout au long de la journée.

Face aux locaux de la Croix-Rouge, d’autres se sont réunis pour signer une pétition appelant à la libération de leurs proches.

« Nous appelons la communauté internationale à enquêter sur les violations commises contre nos frères et sœurs dans les prisons israéliennes », a déclaré Mansour al-Saadi, vice-gouverneur de Jénine.

« Israël est emprisonne même des enfants de 12 ans. Où est l’outrage ? » a-t-il demandé, en se référant à un enfant palestinien actuellement détenu par Israël et qui doit être libéré le 24 avril.

Dans la ville de Gaza, les membres des différentes factions politiques - y compris les partis belligérants du Hamas et du Fatah - ont pris part à un rassemblement qui a pris fin à l’extérieur des locaux de la Croix-Rouge.

Alors que les membres des partis se saisissaient de l’occasion pour souligner la nécessité de mettre fin à la division entre les deux factions, le mouvement Hamas a critiqué l’Autorité de Ramallah et son parti le Fatah, qui ont fourni un « travail inadéquat dans le soutien aux prisonniers ».

« Le cas des prisonniers doit être amené à la table des négociations », a déclaré Wasfi Kabha, un dirigeant du Hamas, et ancien ministre des détenus. « L’Autorité palestinienne a signé un accord de paix avec Israël sans obtenir des garanties pour la libération de nos prisonniers. »

17 avril 2016 - Al-Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/news/2016/...
Traduction : Info-Palestine.eu


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