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Marwan Barghouthi : « Le plan de paix arabe nuit à la cause palestinienne »

mercredi 12 juin 2013 - 06h:21

Adnan Abu Amer - Al-Monitor

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Marwan Barghouti, l’un des plus importants dirigeants du Fatah en Cisjordanie - actuellement détenu dans une prison israélienne - dit que le temps est venu pour le gouvernement américain de prendre une décision audacieuse et d’imposer la paix au Moyen-Orient dans les plus courts délais.

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Des enfants palestiniens portent une affiche de Marwan Barghouti, le leader du Fatah emprisonné. - Photo : Reuters/Nayef Hashlamoun

Barghouti, qui a répondu à nos questions par écrit, prévient que l’alternative à une solution à deux Etats est un « conflit permanent » qui ne connaîtra pas de juste milieu. Le dirigeant emprisonné a déclaré qu’Israël n’était pas intéressé par la paix, ajoutant qu’ « aucune des méthodes de la résistance ne devrait être abandonnée », du moment qu’elle est en conformité avec le droit international.

Barghouti a également noté que le « processus de paix a provoqué de grands dégâts à l’intérieur du Fatah », tout en exhortant les factions palestiniennes à se réconcilier. Il a également critiqué la récente initiative de paix arabe à l’initiative du Qatar comme « la plus en recul de toutes celles qui ont jamais été faites par les Arabes pour trouver un accord avec Israël ». Voici la transcription complète de l’interview.

Al-Monitor : Après 11 ans de détention, comment pouvez-vous nous parler de ces longues années que vous avez passées, et passez encore, dans l’isolement ?

Barghouti : J’ai été kidnappé le 15 avril 2002, à Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, après plusieurs tentatives manquées d’assassinat menées par les forces israéliennes d’occupation. J’ai subi un interrogatoire de 100 jours dans trois centres différents : al-Masqubia à Jérusalem, Petah Tikva, et le centre d’internement secret n ° 1391. J’ai passé plusieurs années en isolement, complètement coupé du monde dans une petite cellule où le revêtement se détachait du plafond et où les cafards, les moustiques et les rats étaient monnaie courante. La cellule était sans fenêtre, sans lumière directe du soleil et sans aération. Je sortais, toujours menotté, pendant une heure par jour dans une petite cour où les rayons du soleil filtraient parfois, selon la météo.

J’ai été autorisé à recevoir six livres tous les six mois de la Croix-Rouge, en plus de journaux en hébreu, car je maîtrise cette langue que j’ai apprise lors de mes séjours précédents dans les prisons israéliennes.

Après une période en cellule d’isolement, j’ai été transféré à l’isolement collectif, où je suis actuellement. Je fais des exercices le matin, puis je lis les nouvelles locales, les analyses et développements dans le quotidien Al-Quds - le seul journal autorisé ici. On nous permet de regarder 10 chaînes de télévision, sélectionnées par les services pénitentiaires israéliens, dont trois sont en hébreu tandis que les autres sont en arabe. Nous utilisons ces canaux pour le suivi des développements et événements politiques généraux. De plus, j’enseigne et donne des cours à un certain nombre de détenus sur la politique, l’économie et l’histoire.

Je lis entre huit et 10 heures par jour et je termine huit livres par mois, étant donné que chaque détenu a droit à deux livres et que nous les échangeons les uns avec les autres. Je lis des romans arabes et internationaux.

J’ai eu cinq condamnations à perpétuité et j’ai aussi été condamné à 40 ans de prison. J’ai refusé de plaider devant le tribunal israélien ou d’être défendu par un avocat, parce que je suis un membre du parlement palestinien et que je bénéficie d’une immunité parlementaire depuis 1996. J’ai par ailleurs été réélu en 2006.

Al-Monitor : Comment évaluez-vous la situation politique palestinienne actuelle et les perspectives de réconciliation entre les mouvements du Fatah et du Hamas ?

Barghouti : La situation palestinienne est de plus en plus difficile, car Israël fait dérailler le processus de paix et assure son échec tout en maintenant la politique d’occupation. Les Israéliens ont une fois de plus élu un gouvernement qui n’a aucune envie de mettre fin à l’occupation et à la colonisation, ni de parvenir à la paix avec les Palestiniens. La situation politique palestinienne s’aggrave en raison de la scission qui s’est produite il y a des années. Nous avons déjà mis en avant une initiative appelée « Document de réconciliation nationale », qui a été signé par toutes les organisations sans exception, y compris le Fatah et le Hamas. Malheureusement, les signataires n’ont pas respecté l’accord.

Je suis persuadé que l’unité nationale est nécessaire pour assurer la victoire de tous les mouvements de libération et de tous les peuples persécutés. Nous espérons que les efforts qui ont été faits mèneront à la réconciliation, parce que c’est une condition sine qua pour l’unité du peuple et la création d’un État. Toutefois, la réconciliation exige de la bonne volonté, la foi et la croyance en un partenariat entre toutes les parties, afin de jeter les bases d’un État indépendant, souverain et démocratique.

Je suis sûr que le peuple palestinien se mobilisera pour l’unité et la réconciliation, et, tôt ou tard, seront évincés ceux qui prônent la division. Il faut revenir au « Document des prisonniers palestiniens » et former un gouvernement de consensus composé de ministres indépendants et organiser au plus tard à la fin de cette année des élections législatives et présidentielles, en plus des élections pour le Conseil national palestinien.

Les milieux politiques palestiniens qui ont parié sur les négociations ont échoué et sont tombés dans une impasse en raison de la politique d’Israël qui est opposé à la paix. Par conséquent, j’appelle à une stratégie qui repose sur le recours à l’Organisation des Nations Unies pour parvenir à une pleine adhésion à l’ONU et à tous les autres organismes internationaux, afin d’être en mesure de signer des pactes et des accords et de déposer plainte devant la Cour pénale internationale. Il faut aussi coopérer avec la communauté internationale pour isoler et boycotter Israël, imposer des sanctions pour qu’il se retire sur les frontières de 1967, imposer un blocus économique, sécuritaire, administratif et politique. En attendant, nous devons intensifier et étendre la résistance populaire d’une manière qui engage toutes les organisations et toutes leurs directions.

Al-Monitor : Comment voyez-vous la médiation américaine pour faire avancer le processus de paix, ainsi que la relance de l’initiative arabe de paix ?

Barghouti : La paix au Moyen-Orient sous l’égide des États-Unis a échoué en raison de leur alignement complet sur Israël. Si les États-Unis veulent obtenir des résultats et promouvoir la paix dans la région, ils doivent explicitement et clairement dire à son allié de cesser l’occupation des territoires de 1967, d’ouvrir la voie à l’établissement d’un État palestinien dont la capitale sera Jérusalem-Est et qui coexistera en paix avec Israël. En outre, Israël doit mettre en œuvre la résolution 194 sur le droit au retour et libérer tous les détenus.

L’administration américaine doit profondément réfléchir sur les raisons qui font que ses efforts ont été futiles depuis 20 ans. Elle comprendra alors que cet échec est le résultat de son alignement sur Israël et de son soutien absolu de la position israélienne. Maintenant, le moment est venu pour les États-Unis de prendre une décision audacieuse et de faire la paix au Moyen-Orient dès que possible, car il est déjà tard et si rien ne change, le risque est que la lutte nationale se transforme très bientôt en un conflit irrémédiable. L’initiative arabe pour la paix la plus en recul de toutes celles qui ont jamais été faites par les Arabes pour trouver un accord avec Israël. Les déclarations de la délégation ministérielle arabe à Washington sur la modification des frontières de 1967 et l’acceptation d’échanges de terres, affaiblit grandement la position arabe et les droits des Palestiniens et ne peut que stimuler l’appétit d’Israël pour plus de concessions. Nul n’a le droit de modifier les frontières ou d’échanger la terre. Le peuple palestinien insiste sur ​​le retrait total d’Israël aux frontières de 1967 et la suppression des colonies.

Al-Monitor : Comme il n’y a eu aucun progrès politique sur la solution à deux États, de nombreuses suggestions ont été présentées dont une confédération palestino-jordanienne ou un seul État binational. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Barghouti : Jusqu’à présent, la seule solution possible - à la lumière de considérations internationales, régionales et palestiniennes - est la solution à deux États. Cette solution ne doit pas être abandonnée et des efforts doivent être mis en œuvre pour mettre fin à l’occupation et mettre en place un État indépendant et souverain. Les Israéliens doivent savoir que la condition pour que la paix règne un jour dans la région, c’est que l’occupation cesse. C’est pourquoi il est tout d’abord impératif qu’Israël annonce sa volonté de mettre fin à l’occupation, se retire sur les frontières de 1967 et accepte le droit du peuple palestinien à l’autodétermination - y compris son droit à établir un État indépendant et souverain avec Jérusalem-Est comme capitale.

Pourtant, la solution à deux États risque d’être écrasée par les chars de l’occupation et les bulldozers des colonies. Des hommes politiques et des intellectuels palestiniens, y compris des responsables du Fatah, font savoir qu’ils sont en faveur de l’abandon de la solution à deux États, compte tenu de l’intransigeance et de l’opposition d’Israël. Ces personnalités favorisent la lutte pour ​​la réalisation d’un seul État binational, fondé sur la citoyenneté, l’égalité et l’élimination du régime israélien discriminatoire qui est basé sur l’occupation, la colonisation et la ségrégation.

Je reste persuadé qu’il y a une chance de parvenir à la solution à deux États, si Israël accepte honnêtement et sans arrière pensée de se retirer sur les frontières de 1967 et reconnaît un État pleinement souverain. Si la solution à deux États échoue, ce qui adviendra ne sera pas une solution à un seul État binational, mais un conflit permanent mettant en jeu des questions existentielles - le type même de conflit qui ne connaît pas de juste milieu.

Al-Monitor : On dit que la paix avec les Palestiniens n’est plus une priorité pour Israël, parce qu’ils se concentrent maintenant sur la gestion des menaces de l’Iran, du Hezbollah et de la Syrie. Que faudrait-il faire pour convaincre Israël qu’il est important de parvenir à une paix finale avec les Palestiniens ?

Barghouti  : La réalité est que le peuple palestinien existe dans la région, et continuera d’exister dans le futur. La clé de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient est la fin de l’occupation et l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain. La paix avec les pays de la région ne conduira pas à une stabilité totale.

Les Israéliens se méprennent s’ils pensent que le statu quo ne changera pas. Il faut qu’ils réalisent qu’il n’y aura pas de sécurité sans paix. Le peuple arabe a changé, et Israël ne peut pas défier la région pour toujours. Il a une chance de parvenir à la paix avec l’actuelle Autorité palestinienne (AP) et cette opportunité pourrait ne pas se reproduire.

De plus, Israël a évité de parvenir à une solution avec les Palestiniens et a négligé les droits du peuple palestinien à la liberté, au retour et à l’indépendance. Ceci est caractéristique d’un comportement colonial tyrannique et ressemble à celui d’une autruche qui cache sa tête dans le sable. Israël a perdu une chance historique de parvenir à la paix au cours des huit dernières années, pendant la présidence de Mahmoud Abbas à l’AP. Abbas a mis en œuvre tout ce que requérait la feuille de route, et il y eut une certaine atmosphère de paix et de sécurité à laquelle les Israéliens n’avaient jamais rêvé pendant les années d’occupation.

Abbas s’est également opposé à toutes formes de résistance armée, et il a établi une coordination sécuritaire sans précédent avec Israël. Qu’a offert Israël aux Palestiniens en échange ? Ils ont judaïsé Jérusalem, expulsé ses habitants, pris le contrôle de ses terres, arrêté ses enfants et fermé ses organisations. Pendant ce temps, en Cisjordanie, ils ont accéléré la construction des colonies et l’expropriation des pierres, détruit davantage de maisons et procédé à davantage d’arrestations... ce qui, à la fin, a détruit la solution à deux États et les espoirs ultérieurs de paix.

Al-Monitor  : Il semble qu’il y ait une nouvelle vague de protestations pacifiques contre l’occupation israélienne. Soutenez-vous la résistance armée ou pacifique ?

Barghouti  : Le peuple palestinien, torturé et opprimé, a le droit de se défendre par tous les moyens approuvés par la charte des Nations-Unis et le droit international. La résistance globale est plus efficace, et doit être mise en œuvre selon une vision stratégique qui comprend tous les facteurs de pouvoir. Pendant chaque étape, il est sage de choisir les méthodes adéquates de résistance, qui peuvent différer de celles utilisées lors d’autres étapes, en fonction des circonstances et des données. Il ne faut abandonner aucune méthode de résistance.

Dans le « Document des Prisonniers palestiniens » (ou le « Document de réconciliation nationale »), toutes les factions palestiniennes ont été d’accord, à l’unanimité, pour centrer la résistance sur les terres occupées en 1967. Pendant cette étape, l’accent est mis sur la résistance populaire en Cisjordanie et à Jérusalem. Pendant plusieurs années, les Palestiniens ont pratiqué la résistance populaire pacifique, avec des tentatives continues d’apaiser la situation. Pourtant, quelle fut la réponse israélienne ?

Al-Monitor : Beaucoup de gens parlent de l’absence possible du président Abbas. Vous voyez-vous comme un remplaçant potentiel puisque vous jouissez du soutien de nombreux supporters du Fatah ?

Barghouti : Le peuple palestinien seul doit choisir librement et équitablement, par des élections démocratiques, le prochain président. Lorsqu’un consensus sera atteint et qu’une date finale sera fixée pour les prochaines élections, je prendrai ma décision. Il est évident que je suis fier, cependant, de la loyauté et la foi de la population palestinienne en ses personnalités militantes. Je leur revaudrai leur loyauté, et je continuerai à lutter pour que mon peuple obtienne ses droits à la liberté, au retour, à l’indépendance et à la paix.

D’abord et avant tout, l’important pour moi est de garantir un État à mon peuple, en plus de la liberté, du droit au retour et de l’indépendance. J’ai consacré ma vie toute entière à cet objectif, et j’ai participé à des actions de militantisme et de résistance tout en m’accrochant à ma conviction absolue en la justice de cette cause. Je suis certain que la liberté arrivera, tôt ou tard. L’occupation est vouée à disparaitre et son sort n’aura rien à envier à celui du régime raciste d’Afrique du Sud.

Al-Monitor  : Dans quelle mesure pensez-vous que le Fatah a réussi à atteindre ses objectifs politiques, compte tenu de son histoire ?

Barghouti  : Le Fatah a constitué la première réponse palestinienne collective à la catastrophe des réfugiés et à l’état de dispersion et de contrainte. Il a rendu au peuple palestinien son identité nationale, après qu’elle a été balayée par le poids de la Nakba. Il a rétabli le mouvement national, dirigé par l’OLP, et fait d’énormes sacrifices. Par ailleurs, le Fatah a ramené la Palestine sur la carte politique du Moyen-Orient, après les tentatives de l’enterrer et de la supprimer pour de bon.

Cependant, l’échec du processus de paix a provoqué des dégâts importants au Fatah, qui a fait de sérieux efforts pour pousser ce processus vers le succès, pour parvenir à un État indépendant et rétablir la paix. Le mouvement n’a pas atteint cet objectif ultime pour notre peuple à cause de la politique des gouvernements israéliens successifs et de l’absence d’un dirigeant israélien sérieux prêt à mettre fin à l’occupation. Israël n’a ni le « De Gaulle » qui a mis fin au colonialisme français en Algérie, ni le « De Klerk » qui a liquidé le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Le mouvement Fatah est confronté à un certain nombre de défis importants, notamment : mettre fin à l’occupation et établir un État indépendant, garantissant le droit au retour des réfugiés, la libération des prisonniers, l’éradication de la division, parvenant à la réconciliation et à l’unité nationale, établissant un partenariat national fondé sur la démocratie, développant ses réalisations internes, promouvant une démocratie qui a établi des cadres et désigné des dirigeants, et tenant sa septième conférence l’année prochaine.

Al-Monitor : Quelle est votre opinion sur le soi-disant Printemps arabe ? Que signifie-t-il pour vous et les Palestiniens ?

Barghouti  : Les révolutions arabes démocratiques sont des événements historiques gigantesques pour la nation arabe, qui prouvent qu’elle est vivante et qu’elle vibre. Les jeunes générations n’acceptent pas l’oppression, la dictature, l’oppression et la répression des libertés. Elles refusent de vivre sous des régimes bancals, impuissants et serviles, privés de leur libre arbitre et qui sont soumis à la domination politique, économique et sécuritaire des États-Unis.

Tout au long des dernières décennies, les nations arabes n’ont pas réussi - que ce soit seules ou collectivement - à mettre sur pied des régime politiques démocratiques. Pour cette raison, les révolutions arabes ont montré l’authenticité de notre peuple. Nous avons assisté à la première phase des révolutions, qui a vu la chute de plusieurs régimes. Pendant ce temps, d’autres régimes en ont profité pour prendre des mesures remarquables vers la réforme, en promulguant de nouvelles constitutions qui ont mis fin à des années de dictature, d’oppression et de tyrannie. Par conséquent, ceci a jeté les bases d’un régime arabe démocratique qui respecte le pluralisme politique, religieux et intellectuel et la création d’un État indépendant.

Al-Monitor : Comment voyez-vous les rôles du Qatar, de l’Iran et de l’Égypte vis-à-vis de la cause palestinienne ?

Barghouti : Il y a un ralentissement historique arabe et islamique dangereux lorsqu’il s’agit de la terre palestinienne et de son peuple, de sa cause et de son caractère sacré. Malgré le soutien apporté dans un domaine ou un autre, ce n’est pas suffisant. L’aide apportée n’est pas à la hauteur des dangers d’agression, d’occupation, de colonisation et de judaïsation de Jérusalem, sans oublier les attaques quotidiennes contre les lieux saints.

Tous les pays arabes doivent jouer un rôle clé dans le soutien à la lutte du peuple palestinien, afin de la rehausser à tous les niveaux pour mettre fin à l’occupation et établir un Etat palestinien pleinement souverain et indépendant, avec Jérusalem pour capitale. Ils devraient également jouer un rôle encore plus important, sérieux et impartial, pour parvenir à la réconciliation et à l’unité nationales. Nous leur demandons d’user de leurs capacités et de leurs pouvoirs dans l’intérêt du peuple palestinien et de sa juste lutte pour la liberté, le droit au retour et l’indépendance.

* Adnan Abu Amer est doyen de la Faculté des Arts et chef de département Presse et Information, ainsi que maître de conférences en histoire de la question palestinienne, de sécurité nationale, de science politique et de civilisation islamique à l’université ouverte d’Al-Ummah (Jérusalem). Il est titulaire d’un doctorat en histoire politique de l’université de Damas et a publié plusieurs ouvrages sur des questions liées à l’histoire contemporaine de la cause palestinienne et du conflit israélo-arabe. Sur Twitter : @adnanabuamer1

28 mai 2013 - Al-Monitor - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : CZ pour Info-Palestine.eu & MR pour ISM France


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