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Georges Ibrahim Abdallah libérable sous condition d’expulsion

vendredi 11 janvier 2013 - 09h:24

L’Humanité

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Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité et emprisonné depuis 28 ans en France pour complicité d’assassinat de deux diplomates en 1982, pourra sortir de la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) en libération conditionnelle uniquement si un arrêté d’expulsion du territoire est décrété par le ministère de l’Intérieur d’ici le 14 janvier.

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La chambre d’application des peines de Paris, qui examinait l’affaire en appel, a accédé à la huitième demande de libération de l’ancien chef des FARL (fractions armées révolutionnaires libanaises) en la conditionnant à un arrêté d’expulsion du territoire. Sans ce préalable, Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, condamné à perpétuité en 1987, ne pourra quitter la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) où il est détenu. Les juges d’appel ont confirmé la décision rendue le 21 novembre par le tribunal d’application des peines de Paris, qui avait déjà répondu positivement à la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah en la conditionnant à son expulsion.

Emprisonné depuis 1984, le Libanais Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en France, malgré des menaces d’attentats et les réquisitions de l’avocat général qui avait demandé une peine de dix ans de réclusion. Alors que la défense estimait que sa démarche était politique, et accusait la France de se soumettre aux Etats-Unis, le parquet avançait un risque de "récidive" du condamné pour justifier son opposition à sa sortie de prison. Il soulignait que l’homme n’a pas indemnisé ses victimes et continue de revendiquer ses actions.

Il avait été reconnu coupable dans les dossiers des assassinats de l’Américain Charles Robert Ray et de l’Israélien Yacov Barsimantov en 1982 et de la tentative d’assassinat du consul américain à Strasbourg Robert Onan Homme en 1984. La vague d’attentats de 1985 et 1986 à Paris, que l’Iran était soupçonné d’avoir inspirée et qui avait fait treize morts, avait pour but officiel de faire libérer Georges Ibrahim Abdallah et deux autres personnes, le Libanais Anis Naccache et l’Arménien Varoujian Garabedjian.

En novembre 2003, Georges Ibrahim Abdallah avait déjà obtenu une décision de libération conditionnelle en première instance, annulée en appel.


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10 janvier 2013 - L’Humanité


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